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Psychologie de Mahomet et des musulmans (Ali Sina)

Autant que je sache le plus percutant, et ce n'est pas peu dire, des textes contre l'Islam produits par des ex-musulmans (voir ICI). Aucune autre religion n'est à ce point dénoncée et détestée par ses ex. Après tout, sur une religion comme sur bien d'autres collectivités humaines, il y a des choses qu'on ne voit que de l'intérieur et des choses qu'on ne voit que de l'extérieur. Eux se sont trouvés des deux côtés. L'auteur, Iranien d'origine, s'est fixé au Canada. Il anime http://www.faithfreedom.org/ 

 

Si vous estimez que le terrorisme islamique est un phénomène nouveau, reconsidérez la question. L’Islam doit ses succès au terrorisme. Le jour où Mahomet a posé le pied à Médine a commencé sa campagne de terreur. Ses fidèles ont toujours fait de même depuis.

 

Sauf quand même dans les périodes d'affaiblissement ou essoufflement, qui ne doivent pas être prises pour la normale, encore moins pour le "vrai Islam" (ce fameux vrai Islam, désincarné, qui serait innocent de ce qui se fait de mal en son nom mais qu'on devrait créditer de ce qui se fait de bien en son nom).  

 

Les musulmans sont intolérants, suprématistes, misent sur l’intimidation et la violence. Ils sont instables et peuvent exploser s’ils sont contredits. En même temps, ils violent les droits des gens qui ne partagent pas leur foi. Pour les comprendre, on doit comprendre leur prophète. Les musulmans vénèrent et imitent Mahomet. L’Islam est le Mahométisme. Nous ne pouvons les comprendre qu’en le comprenant, lui. Psychologie de Mahomet... est une psychobiographie qui va plus loin que les histoires. Il vise à dévoiler le mystère d’un homme vénéré par un milliard et demi de gens.

 

La tendance de l'auteur à parler en bloc des musulmans peut faire peur. Lui-même avait été un musulman bien différent ainsi que nous l'apprend la préface d'Ibn Warraq, autre ex-musulman très remonté contre son ex-religion.

 

Ali Sina est né en Iran. Comme beaucoup d’Iraniens éduqués il croyait que l’Islam est une religion humaniste qui respecte les droits de l’Homme. Mais M. Sina est aussi doté d’un esprit curieux, rationnel, qui s’interrogeait, vérifiait, et recherchait la preuve avec persévérance.

 

 Comment peut-on étudier la personnalité et la psychologie de quelqu'un qui a vécu il y a quatorze siècles ? En mettant bout à bout les milliers d'anecdotes qui le concernent, pieusement recueillies par sa communauté, sans oublier de s'interroger sur les intentions de ceux qui les ont notées, et en évaluant leur cohérence. 

 

On a beaucoup d’informations sur la vie de Mahomet, soigneusement enregistrées. Beaucoup de ces histoires sont embellies et exagérées. Il est prévisible que des croyants magnifient le statut de leur prophète et lui attribuent des miracles. Et pourtant, dans la biographie de Mahomet, nous trouvons des milliers d’histoires qui ne le montrent pas comme un saint homme. Il est souvent décrit comme odieux, impitoyable, fourbe, pervers. Il n’y a aucune raison de penser que ces histoires sont fausses. Ce n’est pas la tendance des croyants que de montrer leur prophète sous un jour abject. Si de telles histoires existent, racontées par ses compagnons et ses proches, ceux qui croyaient en lui et l’aimaient, c’est qu’elles sont très probablement vraies.

 

Les terminologies qui suivent viennent du DSM IV (on est à présent au DSM V). 

 

Les historiens nous disent que Mahomet avait coutume de se retirer dans une grotte, passant des jours plongé dans ses pensées. Il entendait sonner des cloches, voyait des spectres. Il pensa qu’un démon le possédait, jusqu’à ce que son épouse le persuadât qu’il était devenu un prophète. Convaincu de ce statut prophétique, il fut intolérant envers ceux qui le rejetaient, assassina ceux qui le critiquaient, attaqua, pilla et massacra des populations entières. Il réduisit des milliers de gens en esclavage, et permit à ses hommes de violer leurs captives. Tout cela, il le fit en toute conscience, avec un sens très fort de sa dignité.

 

Il était magnanime avec ceux qui l’admiraient, mais vindicatif avec les autres. Il croyait être l’humain le plus parfait de la création et la raison d’être de l’univers. Mahomet n’était pas un homme ordinaire. C’était un narcissique. En se concentrant sur le « pourquoi » plutôt que sur le « quoi », cet ouvrage décrypte le mystère d’un des plus énigmatiques personnages de l’histoire.

 

Cela sera développé sur des centaines de pages de l'ouvrage, sans autrement juger.

  

Mahomet était un orphelin. Rejeté par sa mère dans son plus jeune âge et laissé aux soins d’un couple bédouin, il a eu une enfance sans amour. Il passa alors sous la tutelle de son grand-père et de son oncle qui eurent pitié de lui et le prirent. N’ayant pas reçu d’amour au moment où il avait besoin d’amour inconditionnel, n’étant pas discipliné quand il avait besoin d’apprendre les limites, il développa un trouble narcissique de la personnalité, ce qui le rendit mégalomane et dépourvu de conscience.

 

Mahomet nourrissait des fantasmes de pouvoir illimité, attendait la louange et l’admiration, se croyait exceptionnel, et attendait des autres qu’ils croient en lui et qu’ils suivent ses idées et ses projets. Il profitait des autres, était jaloux, donc croyait que les autres étaient jaloux de lui. Il s’indignait quand on le rejetait, au point de tuer ceux qui le délaissaient. Il mentait et trompait, s’estimant habilité à se comporter ainsi. Tous ces dysfonctionnements émotionnels sont des traits du Trouble de la Personnalité Narcissique (TPN).

 

Ce n'est qu'un aspect.

 

En raison d’un autre trouble mental, l’épilepsie temporale (ET), le prophète de l’Islam avait d’intenses hallucinations, qu’il interprétait comme de mystiques et divines instructions. Quand il affirmait entendre des voix, voir des anges et d’autres entités fantomatiques, il ne mentait pas. Il ne pouvait distinguer la réalité du fantasme.

 

Muhammad souffrait aussi de Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC), lui causant une fixation sur nombre de rituels et de règles strictes. Cela explique qu’il mena une vie austère, et que sa religion est remplie de règles et rituels absurdes.

 

Comme si cela ne suffisait pas (et tout est très longuement approfondi, faisant de l'ouvrage un passionnant traité de psychopathologie) :

 

Dans les dernières années de sa vie, Muhammad a été atteint d’acromégalie, une maladie dégénérative causée par une production excessive d’une hormone de croissance, avec pour résultat des os trop développés, des mains et pieds froids et charnus, et des traits de visage anormaux comme l’allongement des lèvres, nez et langue. L’acromégalie se déclare après quarante ans et tue généralement le sujet au début de la soixantaine. Elle est cause de troubles de l’érection (impuissance). Par ailleurs, l’hyperactivité du lobe temporal accroit la libido. Cela explique les caprices sexuels de Muhammad dans ses dernières années, son constant besoin de sexe, sans plus avoir d’enfants. Il pouvait visiter ses neuf épouses dans une nuit et les pénétrer sans vrais rapports. L’impuissance explique son sentiment d’insécurité, sa paranoïa, et son intense jalousie par rapport à ses jeunes épouses. Il leur ordonna de se voiler pour éviter que des hommes jeunes jettent sur elles des regards lubriques. Aujourd’hui, les musulmanes se voilent, d’elles-mêmes, parce que Muhammad était impuissant. Ses maladies expliquent beaucoup de mystères de l’Islam.

 

Et puisqu'il faut bien parler des répercussions sur ses fidèles, en relativisant comme indiqué plus haut :

 

Comme les fanatiques de toute secte, ses fidèles se sont totalement dévoués pour sa cause. En défiant la mort et en massacrant, ils ont fait de l’Islam la deuxième plus importante religion, et maintenant la plus grande menace pour la civilisation humaine.

 

L’Islam aveugle les gens. Il détruit leur humanité. Néanmoins, quand des musulmans quittent l’Islam ils sont transformés. J’ai reçu d’innombrables emails de gens qui me disaient qu’après avoir quitté l’Islam, pour la première fois, ils voyaient l’humanité comme une famille. La méfiance et la haine s’étaient évanouies. Maintenant ils peuvent aimer n’importe qui sans culpabilité. Il y a de la bonté chez tout le monde. La lumière est là ; elle est seulement recouverte. Une fois que le couvercle est enlevé, elle brille de nouveau.

 

Cela demande aussi à être précisé. Les musulmans sont autorisés par leur religion à avoir de bons rapports avec des non-musulmans, et invités à se montrer loyaux. Mais il y a toutes sortes de restrictions, de limites pas forcément claires à ne pas transgresser. Ce texte m'a personnellement aidé à comprendre les musulmans de mon entourage.

 

Enfin, un exemple de ce que peut être la vie en Islam :

 

Shakila est une dame que j’ai aidée à quitter l’Islam. Elle m’a parlé de sa grand-mère pakistanaise qui se lamentait de ce que, alors qu’elle avait lu le Coran toute sa vie, elle n’avait jamais lu sa traduction. Et à présent, à 82 ans, ses yeux ne le lui permettaient plus. Espérant des ajr (récompenses), sa belle-fille se proposa pour le lui lire. Quand cette vieille dame comprit ce que dit le Coran, elle fut submergée par la peur. Elle se souvenait des prières qu’elle avait manquées, du jeûne qu’elle avait négligé, et même qu’elle avait pu désobéir à son mari. Elle se convainquit qu’elle allait devoir passer du temps en enfer avant de gagner le paradis. Elle vécut les quatre dernières années de sa vie dans la terreur de ce qui l’attendait, croyait-elle. Bien que grabataire elle ne manqua plus une prière, qu’elle accomplissait avec peine.

 

Au passage, les traductions occidentales récentes du Coran sont édulcorées.

 

Tatamis, 2015.

 

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06/03/2017
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